Jean Philippe Allenbach fondateur de parti fédéraliste
Militant de la première heure pour une France Fédérale dans une Europe Fédérale.
Ami politique et proche de Guy Héraud et d’Alexandre Marc.
Fondateur, Président et candidat du Parti Fédéraliste de 1997 à 2005.

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« C'est une poupée qui fait non, non, non, non
Sans même écouter elle fait non, non, non, non
On lui a jamais appris à dire oui, oui, oui, oui »
(Michel Polnareff)

LES CAUSES DU REJET DU TCE

Le rejet français, le 28 mai 2005, du projet de Traité Constitutionnel Européen est le résultat de toutes ces années où nos dirigeants n’ont parlé de l’Europe que pour lui faire porter le chapeau de toutes nos difficultés, d’un chantage stupide à l’Europe sociale car pour avoir l’Europe sociale encore faut-il d’abord qu’elle existe politiquement, enfin  d’une question mal posée laquelle aurait du être : «  Faut-il rester sur le Traité de Nice aujourd’hui en vigueur ou le remplacer part le Traité Constitutionnel européen  ?  Comme les partisans du « non », s'accordaient sur le fait que le traité de Nice était pire que le TCE, il va de soi qu’il leur eût été difficile d’appeler à voter contre le TCE.

Plus d’un an après, le résultat est sans appel. Le « non » a en rien contribué à améliorer la situation concrète des Français par rapport à ce qu’elle était avant le référendum : la mondialisation, les délocalisations, le chômage, la précarité, les textiles Chinois et le plombier polonais sont toujours là …. et le CAC 40 est au plus haut ! Il convient, juste pour le plaisir, de souligner que si le TCE avait été accepté ni le CNE ni le CPE n'auraient pu voir le jour, en effet l'article II-90 du TCE précisait "tout travailleur a droit à une protection contre tout licenciement injustifié ».  Les aides européennes à l'agriculture françaises sont plus que jamais contestées. La France s’est séparée de l’Allemagne et se retrouve marginalisée en Europe… MM les « nonistes » : bien joué !

Par ailleurs, où sont ces grands débats dont on nous avait dit qu’ils allaient en cas de vote « non » immédiatement s’étendre à toute l'Europe subitement éclairée par le génie français ? Où est le «  plan B » promis ? Nous avons un «  Plan T » Le silence des « nonistes » après qu’ils eurent tout cassé est aussi assourdissant que scandaleux.

Si rien ne permet d’affirmer que nous aurons demain un texte plus social que celui du TCE. en revanche il est certain qu’en votant « non » la France a renforcé l’Europe libérale qu’elle dénonçait. Elle s’est retrouvée marginalisée et reléguée à l'arrière-garde de la construction européenne.

Comme le disait Sir Winston Churchill : «  To build may have to be the slow and laborious task of years. To destroy can be the thoughtless act of a single day » («  Pour construire il faut travailler pendant de longues et laborieuses années, pour détruire il suffit de l’acte irréflechi d’un seul jour »)

 


La province c'est CAPITAL par Jean Philippe Allenbach
Dans toutes les librairies (Hachette) le 21/11/2006
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Déja publié en 1996
«  Nous, on propose ! »

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