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Selon principe de subsidiarité il faut transférer au niveau mondial tout ce pour quoi il est le mieux placé pour résoudre le problème : paix, santé (SIDA..), sous-développement, commerce international, respect des Droits de l’Homme et écologie ( réchauffement de la planète, « bateaux poubelles », épuisement des réserves de pétrole et de gaz..) Limiter la consommation de pétrole en Europe ne sert à rien si le moindre baril économisé est immédiatement repris par la Chine. A probèmes globaux, solutions globales ! Il promouvoir une autorité démocratique mondiale à laquelle les Etats délégueront une partie de leur souveraineté. Ainsi, je fais miennes,les propositions de l’ONG « World Federalist Movement » de |
démocratiser l’ONU et d’en renforcer les pouvoirs en matière notamment de maintien de la paix, de défense des droits de l’Homme et de protection de l’environnement.
L ’ONU ne doit plus pouvoir se taire devant des génocides comme à Kigali, Mogadisco et Srebreniza, ni intervenir trop tard comme au Timor, au Rwanda, en Haiti ou au Soudan. Elle doit pouvoir intervenir immédiatement partout dans le monde là où des populations civiles sont menacées et où un Etat s’avère incapable d’assurer la sécurité de ses citoyens. Il faut doter l’ONU d’une force d’intervention rapide de 50 000 hommes déployable en quelques jours en tout lieu de la planète. Il faut enfin évoluer vers une « Juridiction Globale » ayant tous pouvoirs pour arrêter et sanctionner immédiatement quiconque dans le monde commet des atrocités, aucun Etat ne devant pouvoir servir de protection.
L’ONU et les institutions internationales qui en dépendent (FMI, World Bank, OMC..) doivent être démocratisées et rendues plus transparentes. l’Assemblée Générale est un peu un Sénat mondial représentant les Etats. Il faut donc créer une 2ème Assemblée représentant les populations dont les membres seraient désignés par les Parlements nationaux comme le Parlement européen à ses débuts. Nous aurions alors une sorte de « Parlement mondial ». Cette réforme serait simple, ne coûterait pas cher et pour le moins établirait un lien entre l’ONU et les citoyens.
Il convient de rétablir la primauté de l’Assemblée Générale sur le Conseil de Sécurité avec le pouvoir de trancher quand le Conseil de sécurité est bloqué. Le Conseil de sécurité doit être élargi pour mieux représenter la planète mais sous réserve qu’ il soit préalablement interdit à ses membres de mettre leur veo à une intervention d e l’ONU en cas de génocide avéré. Les « dépendances » de l’ONU (OMC, Banque mondiale, FMI..) ne doivent pas être éliminées, ce qui serait la pire des catastrophes pour les pays en développement, mais mieux contrôlées dans leur action par l’Assemblée Générale.
Il faut enfin créer une « Organisation Mondiale de l’Environnement » (OME) toute aussi puissante que l’OMC : l’atmosphère, l’air et les océans sont des biens communs sans frontières et leur détérioration à quelque point que ce soit de la planète constitue une menace pour l’ensemble de l’humanité.
On ne peut que se réjouir de constater que l’ aspiration fédéraliste traditionnelle en faveur d’une « Gouvernance mondiale » qualifiée dans le passé d’utopique vient d’être reprise par la quasi totalité des participants au Millenium Summit des Nations Unies lors de leur 60ème anniversaire. Tout comme pour l’Europe le temps est bel et bien venu aujourd’hui de faire entendre au niveau mondial la voix des citoyens et non plus seulement celle des diplomates.
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