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L’Afrique est la région la plus pauvre du monde, la moitié de sa population y vivant en dessous du seuil de pauvreté de 1$ par jour, alors pourtant qu’elle regorge de ressources naturelles notamment en matière énergétiques et minières avec d’importantes réserves non encore exploitées. Ce décalage s’explique d’abord par exploitation des richesses qui se fait dans une logique quasi coloniale, les groupes internationaux pillant littéralement les ressources de ces pays.Le phénomène de dépossession s’est encore accéléré avec les privatisations imposées par la Banque Mondiale et le FMI. |
Ensuite, par la corruption des élites économiques et politiques locales qui cherchent plus à s’assurer le contrôle personnel des richesses de leurs pays qu’à en faire profiter leurs habitants. Enfin, pêle-mêle par la croissance démographique, l’insécurité alimentaire, la crise sanitaire (SIDA, paludisme, fièvre jaune…), l’absence d’éducation, l’ état lamentable des infrastructures, le poids de la dette et les guerres civiles à répétition…
Il faut bien le reconnaître : le développement économique et le progrès social promis à leurs peuples par les leaders
« indépendantistes » des années 60 ne se sont pas réalisés et les discours actuels des dirigeants africains sur l'indépendance de leur pays ne sont jamais que des slogans politiques tant leurs pays sont dépendants de la communauté internationale. Plusieurs décennies d'appui financier et d’assistance technique, n’ont rien changé à la situation. Il est impossible que ces pays puissent s’en sortir si rien ne change fondamentalement.
Il fautdrait dès lors mettre en place un grand « partenariat équitable » entre l'Afrique et l’Europe matérialisé par la création d’une « Confédération Eurafricaine ». Il s’agirait pour l’Europe de faire en Afrique du développement social et économique plutôt que de l’humanitaire ou du business, d’aider les pays africains qui préfèrent la démocratie à la corruption et ceux qui veulent créer des emplois sur place plutôt que voir leur jeunesse s’expatrier. Il s’agirait aussi de contrecarrer les tentatives de certains comme les USA ou la Chine de mettre la main sur les ressources de l‘Afrique sans pour autant les aider sur les plans sociaux, médicaux, éducatifs ou alimentaires.
L’essentiel de l’aide financière de l’Europe aux pays en développement s’appliquerait donc à l’Afrique. Un don de l’Europe égal à 0,75% de son PIB ferait 50 milliards d’euro soit exactement la somme dont selon l’ONU l’Afrique a besoin pour pouvoir atteindre l’ « Objectif du Millénaire » : accès pour tous à l’éducation primaire, arrêt de la progression du sida et recul de moitié de la pauvreté.
Ce partenariat serait naturel vu que les pays africains sont tous issus de la colonisation : l’Afrique préférera toujours travailler avec l’Europe plutôt qu’avec les Etats-Unis ou la Chine. Ce serait le respect des identités de chacun sur une base d’égal à égal et non plus une relation de dominant à assisté. Ce serait d’un intérêt mutuel évident chacun des partenaires étant complémentaire de l’autre. Il ouvrirait prioritairement à l’Europe l’immense marché africain tout en lui permettant de réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. Il repositionnerait l’Afrique en dehors des pressions américaines et chinoises actuelles. Enfin, il apporterait une solution au problème des flux migratoires : créer en Afrique des emplois, du pouvoir d’achat et des infrastructures éducatives et sanitaires de qualité est le meilleur moyen pour elle d’éviter l’exode incontrôlé de sa jeunesse.
Ce sera véritablement 1+1 = 3 !